Facturation électronique : 5 erreurs qui peuvent bloquer vos paiements

À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, et certaines devront déjà les émettre via une plateforme agréée. La réforme ne change pas seulement le format des factures, elle modifie le circuit de validation. Une facture mal transmise, mal renseignée ou rejetée pourra retarder directement son paiement.

Erreur n°1 : Oublier que les acomptes et situations de travaux sont concernés

Les acomptes entrent dans le champ de la facturation électronique. Cela signifie que toute facturation progressive (facture d’acompte, situation intermédiaire, facture partielle) devra respecter le même circuit électronique que la facture finale.

Ce point est souvent sous-estimé. Pourtant, dans de nombreux secteurs, le paiement s’effectue par étapes. Avec la facturation électronique dans le BTP, par exemple, la gestion des situations successives détermine le rythme des paiements d’un chantier. Une facture intermédiaire mal transmise peut retarder la validation suivante, puis le règlement du solde.

Chaque facture intermédiaire doit générer un statut valide dans la plateforme. Sans ce statut, le paiement ne peut pas avancer.

Erreur n°2 : Continuer à envoyer des factures en PDF par email

À l’entrée en vigueur de l’obligation d’émission, un PDF transmis par email ne sera plus reconnu comme une facture électronique conforme.

La facture doit transiter par une plateforme agréée.

Le point bloquant est qu’une facture envoyée hors circuit ne génère aucun statut numérique. Or, sans statut « déposée » ou « mise à disposition », le processus de validation du client n’est pas déclenché.

Certaines entreprises refuseront une facture transmise en dehors du système. D’autres demanderont sa réémission via la plateforme. Dans les deux cas, le paiement est différé.

Erreur n°3 : Ignorer le cycle de vie obligatoire des factures

La réforme impose un suivi des statuts : déposée, rejetée, refusée, encaissée. Le paiement est donc conditionné à ces statuts :

une facture « rejetée » doit être corrigée avant tout traitement ;

une facture « refusée » stoppe le processus.

Sans suivi régulier, un blocage peut rester invisible plusieurs jours. La validation numérique s’intercale entre l’émission et le règlement. Sans cette validation, le paiement ne peut pas être effectué.

Un logiciel de devis et de facturation adapté permet de suivre les statuts en temps réel et d’identifier rapidement un rejet technique.

Erreur n°4 : Sous-estimer les nouvelles mentions obligatoires

À partir de l’obligation d’émission, certaines mentions peuvent bloquer la progression du processus de facturation, notamment le numéro SIREN du client ou l’adresse de livraison.

Les plateformes effectuent des contrôles automatisés où la moindre incohérence peut empêcher le routage de la facture ou provoquer un rejet technique immédiat.

Sans routage valide, la facture ne parvient pas au bon destinataire. Sans validation, elle ne peut pas être réglée.

Avant la réforme, une erreur de mention pouvait être corrigée après émission. La facture circulait malgré tout. Ce n’est plus le cas avec la facturation électronique.

Erreur n°5 : Ne pas désigner de plateforme agréée à temps

Les factures doivent transiter par une plateforme agréée ou une solution compatible. La plateforme est « le » point d’entrée du circuit de paiement.

Sans désignation, la facture ne peut pas être correctement acheminée vers le client. Or, une facture non routée ne génère pas de statut… Et sans statut valide, le processus de paiement reste bloqué.

La réforme impose un canal unique de transmission, le seul circuit reconnu pour déclencher le traitement d’une facture.

Point de bascule de la réforme : la facture devient un flux contrôlé

Ce qu’il faut retenir, c’est que la facturation nouvelle génération correspond à un flux de données soumis à des contrôles automatisés.

Le risque principal est le rejet technique qui peut retarder un encaissement plusieurs jours.

En 2026, cette conformité technique a un impact direct sur la trésorerie.

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